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Modifié le 28/01/2026

Amortissement du véhicule de société : fonctionnement, calcul et plafonds de déductibilité

L’amortissement des véhicules d’entreprise concerne tant la comptabilité que la fiscalité. Derrière cette notion technique se cache un levier important de pilotage financier, capable d’influencer durablement le coût d’une flotte automobile. Quelles sont les règles fiscales d’amortissement en 2026 pour les voitures de société ? Comment amortir un véhicule ?

Qu’est-ce que l’amortissement d’un véhicule d’entreprise ?

Dans les comptes d’une entreprise, un véhicule n’est pas une simple dépense. Dès lors qu’il est inscrit à l’actif, il devient une immobilisation dont la valeur est étalée dans le temps. 
L’amortissement comptable d’un véhicule de société permet précisément de traduire cette perte de valeur progressive, liée à l’usage, à l’usure et à l’obsolescence. Chaque année, une fraction du coût d’acquisition est comptabilisée en charge, avec un impact direct sur le résultat fiscal.


Voitures de Tourisme vs Utilitaires : quelle différence ? 


La fiscalité automobile repose sur une frontière très claire entre deux types de véhicules : 

  • Les véhicules de tourisme
  • Les véhicules utilitaires. 


Les premiers, identifiés comme VP (voitures particulières) sur le certificat d’immatriculation, sont conçus pour le transport de personnes. Les véhicules utilitaires, en revanche, sont considérés comme des outils de production. 


Lire aussi : Indemnités kilométriques en 2025 : barème, remboursement, contrôle


Quelle est la durée normale d’amortissement ?


Les voitures de société sont amorties sur plusieurs années dans les mouvements comptables de l’entreprise. Dans la majorité des cas, les entreprises retiennent une durée d’amortissement de cinq ans, avec un taux à 20%. Elle peut toutefois être adaptée en fonction du contexte. Un véhicule d’occasion est déjà partiellement déprécié. Sa valeur résiduelle pourra être amorti sur une période plus courte, tandis qu’un utilitaire fortement sollicité pourra justifier une durée plus longue. L’essentiel est que la durée choisie soit cohérente avec l’usage réel et défendable sur le plan comptable.


Les plafonds de déductibilité fiscale en 2026


L’amortissement d’un véhicule d’entreprise n’est pas entièrement déductible des impôts. La loi fixe des limites claires pour encourager les entreprises à choisir des véhicules moins polluants. En 2026, ces limites dépendent toujours des émissions de CO₂ du véhicule, mesurées selon la norme WLTP.


Le lien entre émissions de CO₂ et plafond d’amortissement


Plus un véhicule pollue, moins l’entreprise peut déduire son coût de ses impôts. Si le prix d’achat dépasse le plafond autorisé, la partie au-delà de ce plafond n’est pas déductible. Chaque année, cette somme doit être ajoutée au résultat fiscal, ce qui augmente l’impôt à payer. Le choix d’un véhicule est donc à la fois une décision financière et fiscale.
Voici les barèmes des plafonds d’amortissement 2025 pour les véhicules de tourisme. 

 

Plafond (€)

Taux d’émissions (g/km de CO)

30 000 €

moins de 20 g/km de CO

20 300 €

entre 20 et 49 g/km de CO

18 300€

entre 50 et 160 g/km de CO

9 900€

plus de 160 g/km de CO 


Le cas particulier des véhicules électriques et hybrides


Les avantages fiscaux pour les véhicules propres


En 2025, les véhicules électriques profitent d’un plafond fiscal d’amortissement porté à 30 000 € HT. Cette évolution permet aux entreprises de déduire une part plus élevée du coût de leur flotte de leur résultat imposable. 
De leur côté, les véhicules utilitaires électriques demeurent intégralement déductibles. Dans le cadre d’une gestion de flotte, les entreprises ont intérêt à choisir l’électrique pour à la fois maîtriser leurs charges et engager la transition de leur parc automobile.


L’amortissement séparé de la batterie : une astuce pour augmenter la déduction


Un levier souvent sous-estimé réside dans la dissociation comptable de la batterie du véhicule électrique lorsque celle-ci est facturée séparément. Dans ce cas, la batterie peut être amortie indépendamment du véhicule, sans être soumise au plafond applicable à la carrosserie. Cette approche permet d’augmenter la part fiscalement déductible.


Au-delà de l’amortissement : comment optimiser votre TCO ?


L’importance de maîtriser les coûts de carburant


L’amortissement n’est qu’une composante du coût total de détention d’un véhicule. Les dépenses de carburant constituent, sur la durée, un poste majeur. Une dérive de consommation, même marginale, peut annuler les gains fiscaux obtenus à l’achat. Le suivi précis des usages et des consommations devient donc un enjeu de pilotage financier à part entière .


La Carte Carburant Pro E.Leclerc : une aide à la gestion


Solution de gestion du carburant, la Carte Carburant Pro E.Leclerc sert à mieux piloter les consommations des entreprises. Elle permet un suivi des consommations de la flotte mois par mois. En cela,  elle est un complément opérationnel à l’optimisation fiscale des véhicules de société.  



 

Les plafonds d’amortissement s’appliquent-ils aussi en location ?

Oui l’acquisition du véhicule peut se faire selon diverses modalités (achat, location longue durée, etc.). Pour les véhicules de tourisme en leasing ou en crédit-bail, les loyers sont déductibles dans les mêmes limites que les amortissements d’un véhicule acheté. 


Pourquoi parle-t-on d’amortissement non déductible ?


Il s’agit de la part du coût du véhicule excédant le plafond fiscal. Cette fraction ne peut pas réduire le résultat imposable et doit être réintégrée chaque année. 


Les véhicules utilitaires sont-ils concernés par ces plafonds ?


Non. Les véhicules utilitaires échappent aux plafonds d’amortissement applicables aux VP, ce qui explique leur attractivité fiscale pour de nombreuses entreprises. 


Peut-on récupérer la TVA sur les véhicules de société ? 


Cela dépend, la TVA est récupérable sur les véhicules utilitaires. En revanche, elle ne l’est pas sur les véhicules de tourisme.

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