Carburant
Modifié le 11/02/2026
Hausse du carburant : comprendre les causes et agir pour maîtriser les coûts
Avec une accalmie observée à l’approche de Noël, le prix de l’essence et du diesel étaient revenus à des niveaux plus compétitifs en 2025. Malheureusement pour les automobilistes, la baisse des prix à la pompe aura été de courte durée. Les prix des carburants repartent à la hausse depuis le début de l’année. Selon le magazine Capital, en janvier 2026 « le litre d’essence ou de gazole a même pris plus de dix centimes. ». Comment expliquer ce phénomène ?
Pourquoi assiste-t-on à une nouvelle hausse du carburant en 2026 ?
Depuis le début du mois de janvier 2026, les cours du pétrole montent. C’est ce que montre le graphique proposé par les Echos. Le prix du baril est passé de 60,64 dollars le 2 janvier 2026 à 67,46 dollars en 2026. Ces hausses dépendent de plusieurs facteurs.
Géopolitique et prix du pétrole
La France dépend à 99% des importations pour son pétrole. Et de nombreux facteurs géopolitiques influent. Un événement dans un pays producteur peut avoir des répercussions importantes sur les prix du baril. Ainsi, les attaques entre Israël et l’Iran ont généré des soubresauts sur les marchés.
Le début de l’année 2026 a notamment été marqué par l’invasion américaine au Vénézuela. Cependant comme l’indique la Direction générale du Trésor Public le 22 janvier 2026, « l’opération américaine au Venezuela n’a pas eu d’impact majeur à ce stade sur les prix du pétrole ».
CEE et prix du pétrole
Depuis le 1er janvier 2026, la France est entrée dans la sixième période des certificats d’économies d’énergie (CEE), dite P6. Pour rappel, le dispositif des certificats d’économies d’énergie, ou CEE, est un dispositif public qui oblige les fournisseurs d’énergie, dont les vendeurs de carburant, à financer des actions visant à réduire la consommation d’énergie. En contrepartie, ils obtiennent des certificats prouvant les économies réalisées. S’ils n’atteignent pas les objectifs fixés par l’État, ils doivent payer une pénalité financière.
Cette nouvelle période renforce les obligations imposées aux vendeurs de carburant. Concrètement, l’État leur demande de financer davantage d’actions de sobriété et d’efficacité énergétique, pour un effort global estimé à environ 8 milliards d’euros par an, contre 6 milliards auparavant.
Ce durcissement a un effet mécanique sur le marché des CEE. La demande de certificats augmente. Les compagnies pétrolières répercutent en partie ce surcoût dans les prix des carburants. D’après le Parisien, la contribution des CEE est passée d’un peu plus de 11 centimes à près de 16 centimes par litre en 2026.
Bon à savoir : Le pétrole étant majoritairement coté en dollars, les taux de change influencent directement son prix pour les pays importateurs. Lorsque le dollar s’apprécie, le pétrole devient plus cher en monnaie locale, même si le prix du baril reste stable. À l’inverse, un dollar faible réduit la facture pétrolière. Les variations de change peuvent donc amplifier ou atténuer les effets des hausses ou baisses du cours du pétrole sur les économies importatrices.
Quelles sont conséquences économiques pour les entreprises ?
Une hausse des prix du pétrole peut avoir de lourdes conséquences pour les entreprises. Quelles sont-elles ?
Impact direct sur les coûts logistiques et de transport
La hausse des prix des carburants se répercute directement sur les coûts logistiques des entreprises, notamment celles qui dépendent fortement du transport routier de biens ou de services. Il faut savoir qu’en moyenne, les coûts logistiques représentent « 11% du chiffre d’affaires d’une entreprise » selon le groupe Rakuten.
Les surcoûts carburant viennent augmenter les charges fixes et peuvent réduire la capacité d’investissement.
Hausse des charges pour les artisans, transporteurs et PME
Les petites entreprises, les artisans, les transporteurs et les PME sont particulièrement exposés, car une grande partie de leurs dépenses opérationnelles est liée à l’usage de véhicules.
Une augmentation du prix des carburants se traduit donc par une hausse des charges courantes.
Près de 90 % des véhicules utilitaires légers roulent au gazole, avec une consommation moyenne :
d’environ 6 litres aux 100 km en usage urbain ;
et 5 litres aux 100 km sur route.
Pour 12 000 km parcourus par an, la consommation annuelle est donc d’environ 660 litres de gazole, à répartition équivalente entre ville et route. Avec un prix du litre de gazole porté à 1,679 €, cela représente 1 108 € de dépense par an.
Comment les professionnels peuvent-ils limiter l’impact ?
Il n’est pas toujours aisé pour les professionnels d’assumer une hausse des prix du carburant. C’est pourquoi, il existe des moyens de limiter l’augmentation des prix sur leur budget.
Optimiser les trajets et réduire les kilomètres inutiles.
Une planification intelligente des itinéraires peut réduire les distances parcourues et donc la consommation de carburant. Des logiciels de pointe permettent de mieux gérer les trajets ou les tournées et d’améliorer l’efficacité des opérations.
Entretenir les véhicules pour consommer moins.
Bien entretenir les véhicules de sa flotte permet de faire des économies. Cela passe par une vidange, un contrôle régulier de la pression des pneus. Par exemple, avec des pneus sous gonflés « la surconsommation de carburant peut alors osciller entre 2 % et 10 % environ, suivant l’air manquant. » selon l’UFC-Que choisir.
Sensibiliser les conducteurs à l’éco-conduite
La formation à l’éco-conduite permet aux conducteurs d’adopter des comportements qui réduisent la consommation de carburant (anticipe la circulation, évite les accélérations brutales, etc.). Pratiquer l’éco-conduite permet de faire jusqu’à 20% d’économies de carburant.
Utiliser des outils de suivi et de gestion du carburant.
Enfin, les gestionnaires de flottes peuvent s’équiper d’outils de suivi. Les solutions de gestion du carburant aident à surveiller en temps réel la consommation et à identifier les leviers d’optimisation.
Les avantages de la carte carburant Leclerc Pro
Pour optimiser sa consommation de carburant, une entreprise peut se tourner vers la la Carte Carburant E.Leclerc. Sans frais cachés, elle offre plusieurs avantages pour les entreprises et les indépendants :
Un contrôle en temps réel des dépenses et une centralisation de la facturation, ce qui facilite la gestion budgétaire.
L’accès aux stations E.Leclerc partout en France, a prix E.Leclerc.
L’accès aux centres Auto E.Leclerc pour faciliter l’entretien du véhicule.
FAQ
Les hausses actuelles des carburants sont-elles appelées à se stabiliser en 2026 ?
À court terme, une forte volatilité reste probable. Les prix des carburants dépendent étroitement de facteurs externes difficiles à anticiper, comme les décisions des pays producteurs, les conflits géopolitiques ou l’évolution du dollar. Tant que ces incertitudes persistent et que les obligations réglementaires augmentent, une stabilisation durable des prix reste incertaine.
Les entreprises peuvent-elles répercuter la hausse des carburants sur leurs clients ?
Dans certains secteurs, notamment le transport ou la logistique, il est possible d’appliquer des mécanismes de surcharge carburant ou d’ajuster les tarifs. Toutefois, cette répercussion reste limitée par la concurrence et la sensibilité des clients aux prix. C’est pourquoi de nombreuses entreprises privilégient en parallèle des actions internes de maîtrise des coûts pour préserver leurs marges.