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Publié le 28/10/2020

Revente d’un véhicule d’entreprise, attention aux idées reçues

Les véhicules d’entreprise, comme tous les véhicules, perdent de la valeur dès leur achat. Cette dépréciation est compensée en partie par l’amortissement puis par la revente. Pour garder un équilibre budgétaire favorable, il est donc important de réussir la vente de son véhicule d’entreprise. Pourtant, certaines idées reçues nous amènent à de mauvais réflexes. Nos experts démontent 4 pièges pour vous.

Idées reçues N° 1 • Il faut vendre à 2 ans

Les avantages :

  • Vos collaborateurs roulent dans des véhicules récents (image de l’entreprise et sécurité)
  • Le véhicule se vend assez facilement.

Les inconvénients :

  • C’est la première année que la décote est la plus forte (environ 25 %) donc vous perdez beaucoup.
  • Cela demande du temps administratif.

Notre conseil : Ne vendez tôt que si votre activité évolue et que vos véhicules ne correspondent plus à vos attentes. La courbe de décote d’un véhicule est décroissante au fil des années. Il vaut mieux ne pas se précipiter. Avant 3 ans, un véhicule d’entreprise reste très performant. Et les progrès en termes de consommation de carburant ne sont pas significatifs sur une durée si courte. Comptez au moins 5 ans pour voir la différence.

Les documents à fournir lors de la vente :

  • Certificat de non gage : délivré à la préfecture ou sous-préfecture ou par Internet
  • Contrôle technique de moins de 6 mois (pour les voitures de plus de 4 ans)
  • Extrait Kbis de moins de 3 mois
  • Certificat de cession : un exemplaire pour vous, un autre pour l’acheteur.
  • Copie de la carte d’identité du gérant
  • Carte grise barrée de la mention : « vendu le… » avec la signature du gérant.

Idées reçues N° 2 • Il vaut mieux attendre après la fin de l’amortissement

L’avantage :

  • La vente est 100 % bénéfique et peut constituer un apport pour l’achat suivant.

Les inconvénients :

  • Le véhicule est obsolète et risque d’être bradé.
  • L’efficacité de votre entreprise pâtit de la qualité du véhicule.
  • Le véhicule risque de coûter cher en réparation.
  • La sécurité de vos collaborateurs est moindre.

Notre conseil : A partir de la 3e année, nous vous conseillons de consulter l’argus de votre véhicule, d’estimer la courbe de dépréciation et de la comparer avec votre TCO. Vous obtiendrez ainsi une date optimale de vente. Le meilleur moment pour vendre est celui où « l’amortissement + le prix de vente - les coûts » est le plus favorable.

Astuce : Avec votre carte Carburant Pro E.Leclerc, vous bénéficiez d’un outil de gestion en ligne qui vous permet de calculer combien vous coûte chaque véhicule au kilomètre. Cela vous permet d’affiner votre TCO et de vous aider à estimer le meilleur moment pour vendre.

Idées reçues N° 3 • Seul l’âge et le kilométrage comptent

C’est en partie vrai :

  • L’argus d’un véhicule est surtout lié à son année d’immatriculation et son kilométrage.
  • Les accessoires ajoutés au véhicule (galerie, attache caravane…) influencent peu le prix de revente.

C’est en partie faux : Il existe d’autres critères qui entrent en compte :

  • État général
  • Choix du carburant
  • Hybride ou non ; ou électrique
  • Type de boîte
  • Puissance du moteur
  • Notoriété de la marque
  • Succès du modèle
  • Modernité de l’esthétisme
  • Équipements
  • Options

Notre conseil : Si la marque est appréciée et si le modèle est un succès, vous pouvez attendre encore un peu, sinon vérifiez l’argus tous les trois mois en tenant compte de tous les critères. Avant de vendre votre véhicule, faites réparer les dégradations de la carrosserie, pris en charge par votre assurance. Pensez également à nettoyer votre véhicule.

Nota : le carburant est un facteur important dans la revente d’un véhicule ces dernières années. Ainsi, les véhicule hydrides ou électriques connaissent une décote beaucoup plus lente que les véhicules essence ou diesel. Les évolutions technologiques et législatives ont bouleversé le marché.

Idées reçues N° 4 • On peut choisir le prix de vente.

C’est en partie vrai :

  • Vous pouvez déterminer le prix de votre véhicule lorsque vous le vendez à toute personne extérieure à l’entreprise.

C’est en partie faux :

  • Lorsque vous vendez à un salarié, vous devez vous en tenir au prix de l’argus. Un tarif plus bas serait assimilable à un avantage en nature et donnerait lieu à une déclaration à l’Urssaf.
  • Lorsque vous vendez à un associé ou à l’entreprise, vous devez également respecter la cote argus au risque d’être épinglé pour abus de biens sociaux.

Notre conseil : Vendez au prix de l’argus pour éviter tout souci : un acheteur mécontent, un redressement fiscal… Et si vous avez plusieurs véhicules à vendre, déléguez cela à une entreprise spécialisée qui gérera toutes les démarches administratives et vous garantira une vente sans souci.

3 précautions lors de la vente

  • Rédigez le certificat de cession en deux exemplaires : un pour l’acheteur, un pour le vendeur
  • Déclarez la vente à la préfecture
  • Signalez la vente à votre assurance

Conclusion

La vente d’un véhicule demande du temps et de la vigilance. Vous avez peut-être mieux à faire de votre précieux temps. Surtout si vous souhaitez vendre plusieurs véhicules. N’hésitez pas à vous faire accompagner par des professionnels dont c’est le métier.

 

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