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Nouvelles mobilités

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Publié le 20/01/2021

Mobilité en ville, les nouveaux moyens de transport

Trottinettes, vélos, bus au gaz, bus électriques, tramway, métro… les citoyens se déplacent désormais en ville en multipliant les moyens de transport mis à leur disposition par les services des communes. Cette mobilité en mutation offre plus de liberté et ouvre conjointement de nouveaux modes de gestion pour les structures publiques. À ces nouveaux paradigmes s’ajoute l’effet confinement qui a sans doute changé le regard des usagers sur leurs déplacements.

1 • Mobilité en ville : les attentes des usagers

Après 2020, son confinement et sa crise sanitaire, les usagers des transports en commun retournent progressivement à leurs habitudes. On estime cependant à un tiers les particuliers qui vont délaisser ces transports en commun au profit de nouveaux modes de mobilité ou de leur voiture. Ainsi, dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants, si environ 45 % des Français utilisaient le bus régulièrement, on sent désormais une inflexion de l’usage. Pour ceux qui restent attachés aux transports en commun, les motivations principales sont la facilité d’utilisation et la protection de l’environnement. En Île-de-France, plus de 60 % des trajets en transports en commun sont électriques, et presque 50 % en province.

Mais désormais il faut compter sur une multitude de services de mobilité qui maillent la ville et permettent aux usagers d’alterner les modes de transport. Cela est surtout vrai chez les résidents du centre-ville et dans les quartiers d’affaires. Les usagers apprécient de ne pas supporter le risque de vol ainsi que les gains de temps et l’absence d’entretien. Ils regrettent cependant les coûts qu’ils estiment trop élevés ainsi que les risques d’accidents dus à une voirie qu’ils jugent peut adaptée aux vélos et trottinettes.

2 • Mobilité en ville : mutation des politiques publiques

Résolument tournée vers l’avenir, les villes sont à l’écoute de leurs habitants et se préparent, qui plus est, à une augmentation de la population urbaine (on estime qu’en 2050, 27 villes comporteront plus de 10 millions d’habitants. La mobilité deviendra un véritable enjeu). La transformation urbaine se fait donc à marche rapide pour conserver l’attractivité et le dynamisme des centres urbains. La mobilité future sera plus propre, autonome, partagée et connectée. Et si la transition écologique favorise la mise à disposition en libre-service des trottinettes, scooters, vélos, voitures électriques, cela semble s’effectuer avant que le législateur ne puise statuer pour réguler ces pratiques. La loi LOM est une nouvelle étape d’un long processus de révolution de la mobilité, mais elle semble déjà devoir être complétée tant les pratiques se multiplient et posent question.

3 • Mobilité en ville : les nouvelles offres des opérateurs ?

Pour s’adapter à la demande, les opérateurs ont évolué ces derniers temps vers le concept de MaaS (Mobilité as a Service), véritable révolution dans la manière de proposer un bouquet d’offres de mobilité activées par le seul smartphone du consommateur. Depuis son téléphone mobile, l’usager peut ainsi réserver ses moyens de transport pour organiser son trajet sur le territoire et dans le temps. Se pose alors la question des données récoltées car elles sont stockées par des opérateurs privés. Les collectivités locales veillent donc à la maîtrise absolue de cette data afin de rester un acteur de confiance auprès des concitoyens. Il ne s’agit plus seulement d’assurer le transport des usagers mais de garantir la sécurité des informations qu’ils acceptent de saisir pour bénéficier de ces services.

 

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